Braize et le Cadastre de 1834.

26 mai 2011 - soljj

Le « Village de Braise » était alors situé dans le vallon et se limitait à l’Église et aux bâtiments de la Cure, le bourg actuel se nommant toujours « Village de La Bruyère ».
Une seule route y est mentionnée, en limite sud de la commune, la  « Route d’Urçay aux Forges de Saint Jean de Bouis »; la plupart des « Chemins » convergent vers l’église: de Meaulne par Montaloyer et La Mimonerie, de Cérilly par Le Feuillet et la limite ouest de La Pacaudière, d’Ainay le Château depuis le carrefour des Gallerands, de St Amand par le Village de La Bruyère, de Changy, de L’Estelon, d’Urçay en passant à la Croix Pétouillon …On peut supposer que le Chemin de Meaulne empruntait en partie le tracé de l’ancienne « Allée des Templiers ».
En aval de la chaussée de l’étang communal (à l’époque Étang de Laleuf), l’Établissement de Laleuf comprenait cinq bâtiments et une « Usine », à quelque distance sur le ruisseau; ils abritaient une tréfilerie et une pointerie; un aïeul, habitant La Queudre y fut ouvrier d’usine.
Dans l’enclave de La Paccaudière, outre l’étang et le Cros chaud, près du lavoir actuel, on voit un bief qui alimentait vraisemblablement « le Ch’tit Moulin » dont parlaient d’anciens braizois …
On peut aussi y noter la place de la culture de la vigne: aux Gravières, à La Cornille, au nord de la Cote 246, mais surtout au  « Vignoble de Verneuil »  où l’on peut compter plus de 60 parcelles et où un autre ancêtre possédait 7 rangs de vigne, dont 4 « échamiaux »…
Autre curiosité: le « Carrefour des six Chemins », vers la Croix Bonnefond où n’existait alors aucune construction…

Mais la principale découverte pour un ancien habitant de « La Réserve de Beauregard », c’est l’importance du « carrefour des Gallerands »; le Chemin d’Ainay le Château au Village de Braise quittait son tracé actuel à hauteur de la maison du Champ de Balais pour se diriger vers le hameau des Gallerands qu’il traversait, en direction de l’église; il y avait alors 4 ou 5 bâtiments et un oncle du propriétaire actuel se souvenait que des pierres en avaient été prélevées pour agrandir Beauregard et qu’il abritait peut-être un relais de diligence…la route de St Bonnet était même nommée « Chemin des Gallerands à Cérilly »…et les 2 fermes de Beauregard se trouvaient dans un vaste enclos de plus de 5 hectares, à l’écart de la circulation…

(vous pouvez également retrouver l’ensemble des feuilles de ce  Cadastre napoléonien de 1834 sur le site  archives.allier.fr ,  onglet recherche)

NB: au Village de La Bruyère, existait déjà la Maison du Bon Saint Antoine et une Maison « Au Bon Saint Joseph » est signalée, à Baignereau, en limite des communes de Braise et de St Bonnet le Désert…y recevait-on quelque aide sociale ou médicale?…toujours à Baignereau, à quelques hectomètres de la Garde des Landes Blanches, on trouve un « Pré du Four percé »: que pouvait-être ce four?

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